Du 14 mai 2018 au 19 mai 2018

École d’été en innovation sociale – édition 2018

L’école d’été en innovation sociale est une formation intensive sur les enjeux actuels en innovation sociale. Durant ce séjour, les étudiant·e·s pourront prendre part à une formule qui combine séminaires théoriques et cours pratiques, mais aussi excursions sur le terrain et discussions de fins de soirée. C’est l’occasion de prendre un moment pour réfléchir à nos pratiques en innovation sociale, mais aussi une possibilité de rencontrer divers milieux et de découvrir leurs approches et projets de transformation sociale.

Thèmes principaux :

  • Pensée critique
  • Économie sociale
  • Mouvements sociaux
  • Démarrage de projets
  • Engagement citoyen

 

Le syllabus du cours est disponible ici.

Programme détaillé

lundi 14 mai

Valérie Leloup reviendra sur les points marquants de la génèse de NU Grocery, de l’idée jusqu’à la mise en place. Elle expliquera les choix pris tout au long du parcours : forme légale, financement, branding, marketing, recrutement, sélection des fournisseurs… et en quoi ils sont indissociables de la mission environnementaliste de NU. Elle parlera enfin des défis mais aussi des incroyables opportunités qui résident dans l’entreprenariat social aujourd’hui.

Lieu: Atelier d’innovation sociale Mauril-Bélanger, 95 rue Clegg, Ottawa

Biographie – Valérie Leloup

Valérie est titulaire d’une Maîtrise en Administration des Affaires de l’Université de Mannheim (Allemagne) et d’un Baccalauréat en Éducation de l’Université d’Ottawa. En 2015, elle décide d’adopter un mode de vie zéro déchet après avoir lu le livre Zéro Déchet de la Franco-Américaine Béa Johnson. C’est là que lui vient l’idée de créer un magasin dédié à l’épicerie zéro déchet. Ce magasin offrirait des produits en vrac et permettrait aux clients de remplir leurs propres contenants réutilisables. Un an et demi et un plan d’affaire plus tard, NU Grocery ouvre ses portes dans le quartier d’Hintonburg à Ottawa. En plus d’offrir une vaste gamme de produits sans emballage (des fruits et légumes au dentifrice), NU a pour vocation de sensibiliser le public au problème des déchets (en particulier les déchets plastiques) et de réinventer la consommation!

mardi 15 mai

Est-il possible de changer la société depuis la réalité municipale?

Un séminaire sur l’innovation sociale depuis la ville sera animé par Jonathan Durand Folco  au sein des édifices municipaux de la Ville de Gatineau. Le séminaire permettra d’échanger avec le Maire de la Ville de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ainsi que des visites des installations et initiatives municipales pertinentes.

Biographie – Maxime Pedneaud-Jobin

Maxime Pedneaud-Jobin a été élu conseiller municipal de Buckingham en 2009, puis maire de Gatineau le 3 novembre 2013. Né en 1968 à Buckingham, il est engagé depuis longtemps au sein de sa communauté. Le succès auquel il est le plus fier d’avoir participé est la relance de la Laiterie de l’Outaouais, un projet où toute la région s’est mobilisée.

Il est détenteur d’une maîtrise en développement régional à l’Université du Québec en Outaouais, maîtrise dans laquelle il a étudié la relation entre l’Outaouais et Ottawa. Il s’est aussi fait connaître comme commentateur de l’actualité régionale, œuvrant dans de nombreux médias pendant plusieurs années. Il est marié et père de trois enfants. 

Avant de faire le choix de la politique, il a œuvré pendant cinq ans comme adjoint au PDG de l’Agence de la santé et des services sociaux de l’Outaouais.

Membre fondateur de Projet Gatineau, un groupe de réflexion sur la politique municipale, il est également fondateur et chef d’Action Gatineau, le premier parti politique de la nouvelle ville de Gatineau.

Mettant à nu les réalités violentes existantes au Canada sous le vernis du multiculturalisme et de la tolérance, Policing Black Lives retrace quatre cents ans de surveillance, de criminalisation et de punition de la vie des Noir·e·s au Canada, sanctionnés par l’état. À travers une vision intersectionnelle, féministe et abolitionniste sans compromis, cette conférence examine comment l’héritage de l’esclavage a été continué par l’état, exposant les forces sociales et historiques derrière les contrôles d’identité dans les rues, la guerre contre la drogue, le chemin menant directement de l’école à la prison, la «fraude» de l’assistance sociale et l’application de la loi sur la protection de l’enfance, la déportation et l’incarcération disproportionnée des Noir·e·s dans les pénitenciers, les prisons et les centres de détention pour immigrant·e·s du Canada.

Lieu: Atelier d’innovation sociale Mauril-Bélanger, 95 rue Clegg, Ottawa

Biographie – Robyn Maynard

Stacy Lee Photography

Robyn Maynard est une féministe noire qui a documenté durant des années la violence étatique raciste et sexiste. Elle a dédié la plus grande partie de la dernière décennie à faire du travail de sensibilisation à la réduction des torts à Montréal et continue d’offrir des formations aux fournisseurs de services sociaux et de santé sur les méfaits du racisme systémique, des lois criminelles et de la stigmatisation.

Elle est l’auteure de Policing Black Lives: State Violence in Canada from Slavery to the Present, un best-seller national, publié par Fernwood Publishing en octobre 2017. Dans ce travail novateur, qui a reçu des critiques élogieuses dans Maclean’s, le Toronto Star et fut louée par Angela Y. Davis, Afua Cooper et d’autres, elle aborde les réalités historiques et actuelles de la violence contre les Noirs au Canada, ainsi que les histoires de résistance et de refus des Noirs. L’ouvrage retrace l’évolution de l’anti-blackness des navires d’esclaves vers le présent, en examinant le rôle de l’État dans la perpétuation de la pauvreté noire, l’incarcération, le profilage racial, la détention d’immigration, la déportation, l’enlèvement disproportionné et le faible taux de diplomation. Suivant les lignes du mouvement Black Lives Matter, le livre aborde la violence de l’État contre la diaspora africaine du Canada d’un point de vue intersectionnel centré, chaque fois que possible, sur les expériences des plus marginalisés de la communauté noire: jeunes, migrants précaires, les femmes transgenres, les minorités sexuelles et celles qui sont stigmatisées par des liens réels ou perçus avec des économies illicites.

Voir aussi: www.robynmaynard.com 

merc. 16 mai

Biographie – Soukaina Boutiyeb

Directrice de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), elle est titulaire d’un baccalauréat en développement international et mondialisation avec une mineure en études des femmes et d’une maîtrise en études des conflits, Soukaina Boutiyeb est impliquée depuis plusieurs années dans le secteur des femmes et du patrimoine francophone. Elle a été directrice générale du Réseau du patrimoine franco-ontarien, a travaillé au Centre espoir Sophie, à Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, au CALACS francophone d’Ottawa, à l’Université Saint-Paul et à l’Université d’Ottawa. Femme d’action impliquée socialement, Soukaina siège au sein des conseils d’administration de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO) et de la Maison d’amitié à Ottawa dont elle est la présidente. En tant que directrice générale de l’AFFC, Soukaina poursuit le travail de ses prédécesseures et promeut la contribution des femmes francophones à l’échelle nationale dans leur communauté, et protège leur droit de vivre et de s’épanouir pleinement en français en toute dignité et respect.

 

 

Taliría Petrone présentera la situation politique actuelle du Brésil et les changements sociaux majeurs qui y sont nécessaires. Elle expliquera comment l’engagement de Marielle Franco, assassinée en mars dernier, représente à la fois les dangers et les espoirs du changement social.

Lieu: Amphithéatre de l’Université Saint-Paul, 223 rue Main, Ottawa

Biographie – Talíria Petrone

Taliría Petrone est professeure d’histoire, femme noire, socialiste et féministe. Elle est conseillère à la mairie de Niterói au Brésil. Elle a complété un MSc en travail social et développement régional étudiant le rôle des femmes dans les luttes urbaines. Les salles de classe ont toujours été un espace de résistance et de construction d’un autre monde. Ainsi que les rues, où l’on n’évite pas de se battre pour des gains pour les droits des femmes, contre le génocide des Noir·e·s, pour une éducation libératrice et de qualité, pour la santé publique et l’état de droit. C’est une militante du PSOL impliquée dans la direction du parti et dans le secteur des femmes et des Noir·e·s.

 

 

jeudi 17 mai

Une force montante, une dynamique revitalisante, une prise en charge individuelle et collective créant de la richesse tant en milieu rural qu’urbain ! Racontons l’histoire, constatons les avancées, identifions les besoins et célébrons les réussites. Des femmes et des hommes, de cette francophonie ontarienne plurielle, ont entrepris le virage de l’innovation pour favoriser la vitalité de la communauté.

Biographie – Ethel Côté

Reconnue en Ontario, au Canada et à l’international, Ethel Côté œuvre depuis près de trente ans en développement économique communautaire. Son engagement pour le développement durable lui a valu de travailler avec de nombreux groupes d’intérêt dont les organismes féministes, les entreprises collectives, les paliers de gouvernements, les associations d’artistes et les organisations artistiques, communautaires et culturelles, les municipalités, etc. À ce jour, plus de 576 organismes, institutions ou entreprises collectives ont fait appel à ses services et 30000 personnes ont suivi ses formations. Ethel Côté propose des approches intégrées qui allient renforcement des capacités, réflexion stratégique et développement durable. Elle s’implique activement à promouvoir l’autonomisation des personnes et des organisations via entre autres l’économie sociale et solidaire.

Ethel Côté détient un Diplôme en 2e Cycle en Développement économique communautaire et une Certification universitaire en Leadership agricole et rural. De plus, elle est formatrice certifiée du Mouvement en Transition et praticienne certifiée de Coop Zone. Elle a aussi reçu de nombreuses distinctions en reconnaissance de son travail, notamment par les Nations Unies, l’Ordre de la francophonie et le Conseil de la Coopération de l’Ontario.

Groupe Convex est une organisation sans but lucratif. La corporation, constituée en 2004, incube et gère des entreprises sociales employant des personnes ayant des habiletés variées et occupant une panoplie de postes.

Biographie – Kari Polanyi Levitt

Elle est professeure émérite d’économie à l’Université McGill. Professeur Kari Levitt est né à Vienne en 1923, la seule enfant de Karl Polanyi et Ilona Duczynska. En 1933, Karl émigre en Angleterre, Kari en 1934 et Ilona en 1936. Kari étudie à l’école Bedales (1936-1940) et à la London School of Economics de 1941 à 1943 sur le campus de guerre de Cambridge et à Londres de 1945 à 1947 – interrompu par deux ans de service militaire national avec le département de recherche de l’Union des ingénieurs amalgamés au sud de Londres. En 1946, elle a participé à l’étude historique des effets des bombardements stratégiques alliés sur l’économie de guerre allemande dirigée par Nicholas Kaldor. Avec un petit personnel, en moins de temps, l’étude parvint à la même conclusion qu’une étude américaine plus importante, dirigée par John Kenneth Galbraith, selon laquelle le bombardement aérien des villes industrielles avait l’effet pervers d’accroître la production de guerre allemande. Elle est diplômée de la LSE avec les honneurs de première classe en 1947, spécialisée dans les statistiques.

Biographie – Klaus Dörre

Il est professeur de sociologie à l’Université Friedrich-Schiller d’Iéna (Allemagne) où il préside le Département du travail, de la sociologie industrielle et économique. Il est spécialisé en sociologie du travail ainsi qu’en socio logie industrielle et économique. Ses domaines de recherche comprennent la théorie du capitalisme, le capitalisme financier, l’emploi flexible et précaire, les relations de travail et le syndicalisme stratégique, et le Green New Deal, entre autres. Il est actuellement directeur du groupe de recherche de la Fondation allemande de recherche Post-Growth Societies.

Biographie – Johanna Bockman

Elle est professeure agrégée au département de sociologie et d’anthropologie à la George Mason University. Ses travaux traitent de sociologie économique, de sociologie urbaine, de sociologie de la mondialisation et d’études est-européennes. Son livre Markets in the Name of Socialism: The Left-Wing Origins of Neoliberalism a été publié par Stanford University Press. Dans sa recherche, elle utilise des méthodes comparatives et historiques, allant au-delà des études centrées sur les États-nations pour explorer des tendances transnationales, telles que le néolibéralisme et le mouvement des non-alignés.

Biographie – Alain Deneault

Il est docteur en philosophie. Sa thèse, soutenue en 2004 à l’Université de Paris-VIII sous la direction de Jacques Rancière et encadrée par le Centre Marc Bloch de Berlin, s’emploie à redéfinir la notion d’économie au vu de la Philosophie de l’argent de Georg Simmel, et en fonction de considérations conceptuelles, esthétiques et psychiques, en plus de matérielles.

 

 

 

 

vend. 18 mai

Biographie – Marie-Ève Desroches

Elle est actuellement étudiante au doctorat en études urbaines au Centre Urbanisation Cultures Société de l’Institut national de la recherche scientifique sous la direction de Sandra Breux, professeure agrégée de l’Institut national de la recherche scientifique. Marie-Ève a des intérêts de recherche marqués pour les questions relatives à la place des femmes en ville, aux injustices sociospatiales, à l’aménagement territorial inclusif, au droit à la ville, aux dispositifs participatifs et délibératifs ainsi qu’à la gouvernance urbaine. En 2012, Marie-Ève a obtenu un baccalauréat en études politiques appliquées de l’Université de Sherbrooke. En 2015, elle a obtenu une maîtrise en études urbaines avec une mention d’honneur de l’Université du Québec à Montréal. Son mémoire se penche sur la mobilisation initiée en 2003 par un groupe de femmes en réaction à l’accélération de la transformation de leur quartier. Cette étude de cas, réalisée en collaboration avec le Centre d’éducation et d’action des femmes (CÉAF), démontre que cette implication amène les femmes à élargir leur droit à la ville en prenant part au mode de gouvernance instaurée pour la revitalisation du secteur, leur permettant ainsi d’exposer leurs inconforts, de développer un engagement ainsi qu’une appartenance envers leur quartier.

Biographie – Marie-Neige Laperrière

Elle est professeure adjointe au département des sciences administratives de l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Elle a terminé un post-doctorat en histoire du droit civil à l’UQTR, sous la direction de Thierry Nootens. Le projet s’appelait : L’inclusion du concept de résidence familiale en droit civil, des améliorations effectives pour le droit des femmes mariées? Étude historique durant la période de transition (1964-2000). Elle a soutenu en janvier 2016, une thèse intitulée « Critique féministe matérialiste du droit civil québécois : le travail « domestique » et les violences sexuées, les « impensés » du droit du logement », et ce, sous la direction de la professeure Violaine Lemay.

Biographie – Anne Latendresse

Elle est professeure au Département de géographie de l’UQAM. Elle est membre associé du CRISES et du CRIEC. Elle est également membre du groupe de recherche diverCité et du Groupe de travail sur la démocratie municipale et la citoyenneté associé au Centre d’écologie urbaine de Montréal. Ses récents travaux portent sur la démocratie participative, les impacts de la réforme municipale sur la participation publique dans les arrondissements de Montréal, et la participation des organismes communautaires montréalais à la sphère municipale, en particulier les groupes de femmes et les minorités ethniques.

 

 

Biographie – Pierre Beaudet

Il possède une expérience de 25 ans dans le domaine du développement international à titre de chercheur et d’administrateur de divers programmes en Afrique, en Asie et en Amérique latine ainsi qu’à titre de consultant auprès de l’ACDI, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de plusieurs ONG canadiennes et internationales. Dans ces contextes, il a eu l’occasion d’effectuer des analyses approfondies sur les problématiques du développement ainsi que sur les impacts de la mondialisation dans plusieurs pays du tiers monde, notamment le Brésil, l’Inde, la Palestine, l’Afrique du Sud et le Niger. Parallèlement, il a travaillé avec des centaines d’étudiants et d’étudiantes intéressés à participer au développement international dans le cadre de stages dirigés et de cours que donnés dans divers établissement un peu partout dans le monde.

Biographie – Maristella Svampa

Elle est une sociologue argentine, professeure à l’Université nationale de La Plata, à l’origine d’un regroupement d’universitaires, d’artistes et d’intellectuels de gauche, Plataforma 2012. Son dernier livre s’intitule Del cambio de época al fin de ciclo. Gobiernos progresistas, extractivismo y movimientos sociales en América Latina, Edhesa, Buenos Aires, juin 2017.

Biographie – Efe Peker

Il est un sociologue historique spécialisé dans les relations état-religion et la laïcité dans une perspective comparative, incluant l’Amérique du Nord, l’Europe et le Moyen-Orient (avec une expertise particulière sur le Québec, la France et la Turquie). Il est titulaire d’un double doctorat en sociologie (Université Simon Fraser) et en histoire (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Depuis 2017, il est boursier postdoctoral en sociologie à l’Université McGill, financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. 

Biographie – William Lewis

Détails à venir

Biographie – Emanuel Guay

Détails à venir

Soirée conférence festive au Bâtiment 7 sur le thème des communs et des révolutions possibles.

La soirée se poursuivra dans le nouveau Bistro Les sans Taverne dans les nouveaux locaux de nos amis-es du Bâtiment 7!

Biographie – Pierre Dardot

Il est philosophe et chercheur à l’Université Paris-Nanterre. Depuis 2004, avec Christian Laval, il anime le groupe d’études et de recherche « Question Marx », qui entend contribuer au renouvellement de la pensée critique. Il a  déjà publié, toujours avec Laval, La nouvelle raison du monde (La Découverte 2009), Marx, prénom : Karl (Gallimard, 2012), Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle (La Découverte, 2014) et Ce cauchemar qui n’en finit pas (La Découverte, 2016).

Biographie – Christian Laval

Il est professeur de sociologie à l’Université Paris-Nanterre. Depuis 2004, il anime avec Pierre Dardot le groupe d’études et de recherche « Question Marx », qui entend contribuer au renouvellement de la pensée critique. Il a déjà publié, toujours avec Dardot,  La nouvelle raison du monde (La Découverte 2009), Marx, prénom : Karl (Gallimard, 2012), Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle (La Découverte, 2014) et Ce cauchemar qui n’en finit pas (La Découverte, 2016).

Sam. 19 mai

Biographie – Maude Prud’homme

Maude Prud’homme est engagée dans des causes environnementales et sociales depuis le milieu des années 90, notamment par des activités d’autonomie alimentaire, d’éducation populaire autonome puis de militance étudiante et altermondialiste. Elle a été partie prenante du collectif de vidéastes militant-e-s Les Lucioles et est membre fondatrice de SOS Levasseur, un organisme œuvrant à la protection de l’immense île située dans le réservoir Manicouagan. Elle participe au milieu féministe, anti-pauvreté, queer et de justice migrante et s’est engagée depuis quelques années à l’émergence de réflexions autour de l’écoféminisme par des articles et des ateliers. Elle a occupé le poste de coordonnatrice au Réseau québécois des groupes écologistes où elle est maintenant agente de projets, et a suivi de près les dossiers forestiers et miniers avant de se consacrer d’avantage aux poursuites-bâillons et à l’approche des droits humains en environnement. Elle a ensuite animé le mouvement Tache d’huile durant quelques années et partage actuellement son engagement entre le rôle de déléguée à la transition au réseau québécois des groupes écologistes, l’offre de formations sur les perspectives écoféministes et la co-construction d’une démarche vers un mode de vie ancré dans l’écosystème avec une perspective collective en Gaspésie, sa région d’adoption. Son approche en est une d’écologie sociale, nourrie des théories anti-oppressives et féministes alors que sa formation est construite d’expériences sur le terrain.