Remixer le Flying Words Project

Ce projet de recherche-création veut faire éclater des contraintes limitant la réception des œuvres en Langues des Signes (LS) aussi bien chez les artistes et les milieux de diffusion que dans les analyses théoriques. Dit sommairement, on projette sur elle des cadres réceptifs pensés pour les langues écrites. Ceci est particulièrement visible lorsqu’on tente de les traduire. On s’accroche au message et on les linéarise sur papier, transformant (inadéquatement) des reprises de gestes en rimes et des images en métaphores. On minore sa matière mouvement, son caractère performé, son rapport à l’espace, son dialogue avec le cinéma. Qu’en reste-t-il alors? Ma recherche m’a amenée  reconnaître dans la création poétique en Langue des Signes une forme d’art singulière, intermédiale, distincte de la poésie à laquelle on s’assimile. Sa remédiatisation, en réalité virtuelle, rendra palpable ce caractère intermédial. En expérimentant l’installation, le ou la visiteuse  l’éprouvera multisensoriellement et conservera cette expérience lorsqu’elle verra de nouveau une oeuvre en LS.

Collaborateurs et collaboratrices : Le Flying Words Project, Peter Cook et Kenny Lerner,  VRAC collective, Jean-François Jégo et Judith Guez et Yorgos Tsampounaris.

Je remercie le Conseil des Arts du Canada de son soutien. Je remercie également Stéphane Bouchard, professeur et le laboratoire de cyberpsychologie de l’Université du Québec en Outaouais ainsi que l’Équipe Images Numériques et Réalité Virtuelle (INRéV) de l’Université Paris 8 pour leur accueil en résidence.  Ma gratitude va également à Vincent Broqua pour son appui et au Labex Art et Médiations Humaines pour le financement de la première étape de création pour ce projet dans le cadre du projet Traduire la performance|performer la traduction. 

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